Diplômée en 2018 du DESS en cosmétologie, et actuellement responsable marketing opérationnel beauty care aux Etats-Unis, Julia revient sur une des expériences les plus marquantes de sa vie : son double-diplôme à l’UQAC, qui a mené à l’émergence d’une vocation et qui a fait d’elle un élément remarqué dès son arrivée dans le monde professionnel.

Étudiant
Julia Tisserand
Programme UQAC
DESS en cosmétologie
Pays de citoyenneté
France
Institut de provenance
ESCOM (École Supérieure de Chimie Organique et Minérale)
Dis-nous en un peu plus sur ton parcours professionnel depuis la fin de ton double-diplôme…
Juste après le DESS, j’ai eu une première expérience de cinq ans, en tant que Business development manager beauty care au sein de Seppic, une entreprise française qui fournit des ingrédients pour la fabrication de cosmétiques. Mes missions se sont concentrées sur : la gestion d’un portefeuille client et développement des relations commerciales avec les clients en France, en Belgique et au Luxembourg, sur le support technique, la mise en œuvre de la stratégie commerciale et marketing du département beauty care sur mon territoire, et sur l’organisation d’événements locaux visant à promouvoir l’expertise et les ingrédients de Seppic – séminaires, présentations, ateliers…
Depuis 2023, j’ai pu saisir une merveilleuse opportunité aux Etats-Unis, en tant que responsable marketing opérationnel beauty care, toujours au sein de Seppic, mais aux Etats-Unis. Mes tâches consistent en la place la stratégie marketing pour nos ingrédients cosmétiques sur le territoire Amérique du Nord, la promotion de nos ingrédients et des tendances du marché par la création de nouveaux concepts et support marketing, le soutien à l’équipe commerciale par l’organisation de visites conjointes auprès de clients stratégiques et la création de concepts dédiés, la conception de nouveaux prototypes et formules pour le marché locale, en étroite collaboration avec le laboratoire de formulaire, et l’organisation de salons professionnels locaux et nationaux ainsi que de séminaires locaux.
Que penses-tu du contenu que tu as suivis à l’UQAC ? T’ont-ils bien préparée aux défis que tu rencontres dans le monde professionnel?
Le DESS en cosmétologie à l’UQAC a été l’une des opportunités les plus marquantes de mon parcours. En seulement quelques mois, j’ai acquis une vision globale du secteur: du choix des matières premières à la formulation, en passant par les exigences réglementaires et la qualité, jusqu’à la mise sur le marché fictive d’une gamme basée sur un actif dédié. L’équilibre entre théorie et travaux pratiques fréquents permet d’assimiler très rapidement les concepts tout en pratiquant.
Les rencontres avec divers intervenants (formulateurs guidant nos projets, ingénieurs technico-commerciaux) ont ouvert des perspectives concrètes. C’est grâce à ces échanges que j’ai découvert ma vocation pour le technico-commercial: concilier l’aspect technique et l’échange humain sans manipulation directe. Ce que je retiens en priorité, c’est la solidité et la richesse de l’enseignement technique. Bien qu’il soit essentiel de faire de la veille et de manipuler diverses galéniques en autonomie (des réflexes indispensables que j’applique encore au quotidien), l’UQAC offre un socle de compétences en formulation remarquable. C’est cette expertise qui m’a permis d’être immédiatement prise au sérieux sur le marché du travail.
Dans mon entreprise, cette rigueur technique m’a rapidement identifiée comme une ressource clé, capable d’épauler mes collègues et d’offrir un support client à forte valeur ajoutée. Comprendre précisément le langage des clients fait toute la différence. C’est d’ailleurs grâce à cette maîtrise technique acquise à l’UQAC et développée dans mon métier que j’ai pu saisir une magnifique opportunité professionnelle aux États-Unis.
Que retiens-tu de la pédagogie nord-américaine dispensée à l’UQAC?
Je retiens avant tout une pédagogie très pragmatique, axée sur la pratique et l’autonomie. Contrairement à des approches plus théoriques, la méthode nord-américaine dispensée à l’UQAC privilégie l’apprentissage par la mise en situation réelle et le travail par projet. On nous pousse constamment à développer notre esprit critique, à faire de la recherche autonome et à prendre des initiatives. Un autre aspect marquant est la proximité et l’accessibilité des enseignants et des intervenants professionnels. Le dialogue est ouvert, ce qui crée un environnement bienveillant où la critique est toujours constructive. Cette culture du « feedback » et du travail collaboratif m’a énormément responsabilisée et m’a appris à communiquer efficacement en milieu professionnel.
Y a-t-il un professeur, un cours, qui t’a particulièrement marquée pendant tes études?
Sans hésitation, Lionel Ripoll, responsable du cursus. Son exigence élevée a été une vraie force: il nous a transmis la rigueur, la précision et le sens du détail indispensables à la formulation, et c’est ce qui m’a beaucoup inspirée dans mon parcours professionnel. Toujours accessible et à l’écoute pour nous accompagner, il enrichissait ses cours d’anecdotes concrètes issues de sa carrière, ce qui apportait une vraie valeur ajoutée du terrain. J’ai finalement appris en m’amusant grâce à lui, et je garderai toujours en mémoire ce qu’il nous a appris. De manière générale, l’ensemble de l’équipe pédagogique m’a impressionnée par sa grande expertise et la qualité de son encadrement dans chaque spécialité.
Plus globalement, quelle a été ton expérience de la vie étudiante à l’UQAC, et de la région?
J’ai absolument adoré ma vie étudiante à l’UQAC. Le campus offre des infrastructures idéales qui combinent parfaitement des conditions de travail optimales et un cadre convivial propice aux échanges. Je me suis sentie chez moi dès mon arrivée, vivant cette période comme une véritable bulle d’apprentissage et de partage. Aussi, la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean est tout simplement magnifique et offre une nature grandiose. Quant à l’hiver québécois, c’est une expérience inoubliable! Pour la petite histoire, je me souviendrai toujours du jour où je suis sortie pour aller à l’université: la neige me arrivait aux genoux et un blizzard saisissant me fouettait le visage. Une dame s’est alors arrêtée au bord de la route — alors que j’habitais à peine à 10 minutes à pied — juste pour m’emmener au chaud le temps du trajet.