Alors qu’elle poursuit actuellement sa scolarité à la George Washington University, Lina Rashdan revient sur les temps forts de son année en double diplomation à l’UQAC, à l’issue de laquelle elle a validé son BUT Réseaux et Télécommunications de l’IUT de Vélizy, et notre baccalauréat en informatique.

Étudiant
Lina Rashdan
Programme UQAC
Baccalauréat en informatique
Pays de citoyenneté
France
Institut de provenance
IUT de Vélizy
Quel cours retiens-tu plus particulièrement de ton passage à l’UQAC ?
Le cours qui m’a le plus passionnée est le cours de Forensics (plus simplement Enquête numérique). Il est donné par un professeur de Polytechnique Montréal, Sylvain Desharnais, ancien enquêteur numérique. Ce qui rend ce cours fascinant, c’est qu’on se met dans la peau d’un investigateur pour analyser des affaires policières. On y explore des sujets variés comme l’étude des systèmes, les outils Forensics, l’analyse de données hexadécimale mais aussi le cadre juridique du droit criminel au Canada. L’un des aspects les plus marquants, c’est de comprendre qu’aucune donnée n’est vraiment effacée : que ce soit sur un ordinateur, une clé USB ou tout autre support, il reste toujours des traces. Notre rôle est de les retrouver et de les interpréter dans un cadre légal afin de fournir des preuves exploitables dans une enquête. En plus du contenu captivant, ce qui rend ce cours exceptionnel, c’est l’engagement du professeur. Il est incroyablement généreux et encourage toujours les étudiants à poser des questions, même en dehors des heures de cours, ce qui crée une vraie dynamique d’apprentissage.
Qu’est-ce qui t’a le plus marquée dans l’organisation des cours au Québec ?
Le système éducatif au Canada est très différent de celui en France, et ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est l’autonomie qu’il offre. Avec environ 15 heures de cours par semaine, il y a beaucoup plus de travail personnel à gérer seul. Cette flexibilité permet de mieux organiser son emploi du temps et de trouver un bon équilibre entre études et vie sociale. Cependant, cela demande de la discipline et une bonne organisation pour ne pas se laisser déborder. J’ai aussi adoré l’ambiance détendue et conviviale qui contraste totalement avec la France. Ici, on tutoie nos professeurs, on plaisante en classe et il arrive même que l’on se retrouve avec eux dans un bar pour passer une soirée conviviale. Cette proximité rend l’apprentissage agréable et décomplexé.
Qu’as-tu apprécié de la vie universitaire à l’UQAC ?
Un autre point fort de la vie universitaire au Canada, c’est l’importance des associations étudiantes. Il existe une multitude de clubs à l’UQAC (théâtre, jeux vidéo, jeux de société, cinéma, entrepreneuriat, etc.), ce qui permet aux étudiants de se retrouver autour de leurs passions et de tisser des liens forts. Je conseille aux nouveaux étudiants en programme d’échange de ne pas hésiter à rejoindre un club dès leur arrivée, car c’est une excellente façon de faire de belles rencontres. Ce que j’ai trouvé génial, c’est la liberté de création et d’initiative qu’offre l’UQAC. J’ai moi-même pu créer un comité de cybersécurité et un club de cinéma spécialisé dans les films de niche. J’ai également eu l’opportunité de mener deux projets de recherche : l’un sous la supervision du professeur Florentin Thullier, sur la sécurité des communications satellites, et un autre avec le professeur Jonathan Roy, portant sur le développement d’un outil capable de détecter et corriger automatiquement les vulnérabilités dans les modèles d’intelligence artificielle. L’objectif est de publier un article et de participer à des conférences internationales pour présenter nos recherches et résultats. J’ai aussi eu la chance de participer à plusieurs concours, aussi bien d’éloquence que scientifiques, organisés par l’UQAC.
Pour finir, conseillerais-tu à des étudiants d’effectuer cette année universitaire à l’étranger ?
Je conseillerai à n’importe quel étudiant de tenter cette expérience pour le goût de l’aventure, pour repousser ses limites et exploiter pleinement son potentiel. Étudier à l’étranger, c’est accepter de sortir de sa zone de confort, de prendre des risques et d’aller à la rencontre de nouvelles personnes, qu’il s’agisse de professeurs ou d’étudiants issus de disciplines variées. Il peut être effrayant de partir seul, loin de chez soi, sans connaître personne, mais cette expérience est incroyablement enrichissante. Elle nous pousse à grandir, à nous adapter, à voir le monde sous un autre prisme. J’ai découvert ici une nouvelle culture, une autre façon de penser et d’aborder les choses. Beaucoup arrivent avec la peur de se sentir seuls, mais en osant aller vers les autres, on réalise à quel point il est facile de tisser des liens avec des personnes venant des quatre coins du monde. Cette ouverture d’esprit, ce goût du risque et cette capacité à s’adapter sont, selon moi, des qualités essentielles pour aller loin et atteindre ses objectifs.
Retrouvez son témoignage en vidéo ici :
Avec l’aimable autorisation de l’IUT de Vélizy – articles originaux ici.